Interview

Réparer Demain : Formation, productivité, réparation par la pièce et la maintenance

L’optimisation des gains de productivité dans les garages passe nécessairement par la  modernisation des ateliers grâce à des investissements : non seulement dans des équipements plus efficaces, dans le choix judicieux des pièces de rechange proposées par les équipementiers, dans des process de travail revisités mais aussi dans la formation des collaborateurs tant le facteur humain est essentiel dans les métiers de l’après-vente automobile et des services.

Véritable enjeu pour la filière, la formation au service de la productivité sera donc un des thèmes forts d’EQUIP AUTO 2017. Il sera décliné sur les stands des exposants et sur l’espace Formation et Démos : les Tutos d’EQUIP AUTO, en partenariat avec le GNFA, au travers d’animations spécifiques centrées sur la technologie, l’organisation et le management ou encore l’environnement.

Schaeffler

Philippe Baudin, Directeur Exécutif de Schaeffler France

Pensez-vous que les réparateurs sont armés pour intervenir sur des véhicules qui seront, demain, de plus en plus complexes ?

"Oui…et non ! Nos réseaux de distribution classiques sont très focalisés sur la chaîne logistique, commerciale et marketing pour les réparateurs. Mais de mon point de vue, ils ne sont pas au niveau en ce qui concerne la formation des réparateurs. Aujourd’hui, on focalise sur les marges et les prix, mais beaucoup moins sur les formations et c’est problématique car je pense que les réparateurs, du coup, ne sont pas assez formés aux nouvelles technologies. Pourtant, ils sont demandeurs. A charge, pour nous, de persévérer dans la formation de nos clients réparateurs."


Découvrez l'interview complète de Schaeffler


Garage Paris 15 Auto

Karim Sahraoui, Directeur du garage indépendant « Paris 15 Auto »

Qu’avez-vous mis en place, à votre niveau, pour améliorer l’accès à la formation et la productivité dans votre garage ?

Nous sommes un petit garage de quartier de 120 m2 qui traite, dans la journée, 7 à 8 voitures. Nous sommes 4 : un mécanicien-carrossier, deux mécaniciens, et moi-même. Et le meilleur moyen que j’ai trouvé pour garantir performance et productivité dans mon garage, c’est de bien payer mes salariés et de leur faire confiance. Question équipement, comme je suis un fan inconditionnel d’outillage, j’achète tout ce qui me permet de gagner du temps comme les clés cliquet, les tournevis flexibles…Parfois, sur des interventions de 5 heures, ces outils permettent de gagner 20 à 30 minutes. Ce gain de temps, rapporté à l’année, est une véritable aubaine.

Découvrez l'interview complète de Karim Sahraoui


Bosch

Thierry Leblanc, Directeur Général Rechange France et Bénélux de Bosch

Pouvez-vous nous parler de votre engagement auprès des distributeurs et garagistes pour une réparation efficace ?

Depuis plus de 70 ans, nous ne sommes pas uniquement un fournisseur de pièces automobiles, mais nous sommes aussi un formateur. Nous sommes donc amenés, dans notre école basée à Saint-Ouen, à former 2 000 à 3 000 garagistes par an. Les programmes de formation que nous mettons en place sont là pour aider les réparateurs à se familiariser avec les technologies modernes et leur permettre d’être plus efficaces et efficients sur toutes les technologies et pas seulement celles de Bosch.

Découvrez l'interview complète de Bosch


PROVAC

Jean-Louis Daoud, Président de Provac France

Quelles notions faut-il désormais ajouter à la classique « pièce automobile » pour parler de réparation efficace et de productivité ?

Pour mener à bien une tâche, il faut un outil, un homme et une méthode. Donc pour travailler, il faut que l’interface homme-machine fonctionne bien, que l’opérateur soit bien informé pour avoir la méthode et tout cela crée des conditions de productivité et d’ergonomie. 

A quoi les garagistes français sont-ils le plus sensibles lorsqu’ils choisissent un équipement ?

Lorsque vous achetez quelque chose, vous l’achetez en fonction d’un usage. Ce qui est important, c’est que le client ait le choix, et que nous soyons capables d’expliquer les différences entre les produits. Pour moi, le prix ne veut rien dire. Ce qu’il faut, c’est être en face de quelqu’un qui sache vous guider, vous orienter pour que votre achat vous satisfasse. La qualité de la vente fait tout : il faut qu’il y ait un échange entre l’utilisateur et le vendeur et qu’il y ait toujours une anticipation pour les besoins de demain.

Découvrez l'interview complète de Provac


Hella

Olivier Sindezingue, Directeur Marketing de la marque Hella

Les garagistes français sont-ils sensibles à la notion d’équipementier de 1ère monte lorsqu’ils choisissent une pièce ?

Je pense que la sensibilité à la 1ère monte dépend beaucoup du produit. Sur les produits de sécurité ou liés au design du véhicule, par exemple, elle est assez forte dans l’esprit des garagistes. Sur d’autres gammes de produits, ou sur des véhicules anciens, l’aspect prix est prioritaire. Le challenge de l’équipementier est donc de proposer des gammes 1ère monte à un prix cohérent avec le marché et des gammes plus standardisées, avec une durée de vie inférieure mais aussi moins chères.

Découvrez l'interview complète de Hella