La maintenance des véhicules électrifiés

L’intervention sur des véhicules hybrides et électriques est une réalité quotidienne pour les carrossiers, elle va s’amplifier chez tous les réparateurs avec la multiplication des nouveaux modèles électrifiés. Equip Auto vous livre tout ce qu’il faut savoir pour intervenir avec professionnalisme et en totale sécurité.

L’intervention sur les véhicules électrifiés et électriques concerne presque tous les métiers de la maintenance et des services : du dépannage d’un véhicule en panne, à son recyclage, en passant par son contrôle technique ou sa maintenance.

 

S’INFORMER ET SE FORMER DÈS MAINTENANT

Lorsqu’on soulève le capot, impossible d’ignorer si un véhicule est électrifié : selon la règlementation européenne R100, tous les câbles pour tension de classe B (60 à 1 500 volts) sont de couleur orange. Tout véhicule équipé d’au moins un de ces câbles est un véhicule électrifié. Sur les routes comme dans les ateliers, les réparateurs, mais aussi les dépanneurs, carrossiers, experts automobiles, déconstructeurs, vont s’y trouver confrontés quotidiennement : l’an prochain, les groupes PSA et Renault- Nissan, mais aussi les marques du groupe VW (pour parler des plus importants volumes, ils ne sont pas les seuls) vont multiplier les lancements de modèles électrifiés, hybrides, hybrides rechargeables (ou plug-in) et 100%
électriques. Ainsi la prochaine Peugeot e-208 va être lancée en novembre prochain ; la Renault Clio e-Tech hybride sera lancée début 2020, le prochain Captur et la prochaine Megane auront leur version hybride plug-in (e-Tech Plug-In) en fin de premier semestre 2020. Impossible d’y couper à l’atelier : il faut s’informer, se former maintenant pour préparer demain à l’atelier ! 

Habilitation « individuelle »

Compte tenu des tensions utilisées sur les  véhicules électrifiés ou électriques (400 à 600 volts), le risque électrique est majeur pour toute intervention, tant pour un simple dépannage qu’à l’atelier. 
Avant toute internvention sur un véhicule hybride et électrique, il est obligatoire de former et d’habiliter au moins un technicien dans chaque atelier, c’est même une obligation juridique pour chaque chef d’entreprise (il doit garantir à ses équipes un travail dans les meilleures conditions de sécurité). Il s’agit d’une habilitation individuelle, donc reliée à la personne qui l’a obtenue, cette habilitation ne vaut jamais pour un atelier complet. Il existe des habilitations pour les techniciens d’atelier, mais aussi pour les dépanneurs, les contrôleurs techniques et même les experts automobiles ou encore les recycleurs. Pour se former : le chef d’entreprise signe une convention avec l’organisme de formation (ex. : GNFA, CFPA France) ; ils déterminent ensemble les niveaux d’habilitations nécessaires. Après la formation et l’avis favorable de l’organisme, c’est le chef d’entreprise qui décerne l’habilitation à son salarié (pour des questions de responsabilité) : il s’agit donc d’une autohabilitation sur base de la formation eFFecuée. Il est important de comprendre que l’électrification des véhicules a des conséquences sur des composants plus classiques. Sébastien Lardeux, formateur au GNFA : « Les particularités du véhicule électrique peuvent concerner le circuit de freinage, qui peut être régénératif, donc à la fois hydraulique et électrifié. 
La climatisation peut être électrique, elle est souvent réversible comme dans le bâtiment, c’est une pompe à chaleur électrique. » CQFD : même un technicien de climatisation devra intervenir dans un environnement électrifié, les habilitations
concernent donc quasiment tous les postes à l’atelier.

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