Zoom sur la PIEC

S’il est beaucoup question, sur le salon, de l’atelier connecté ou encore de la réparation des motorisations alternatives, la pièce issue de l’économie circulaire ou PIEC, elle aussi, fait partie intégrante de la réparation du futur. EQUIP AUTO se penche sur le sujet.

Indra Automobile Recycling, Opisto, la branche recycleur du CNPA, mais aussi la FNA ou encore un artisan carrossier se sont donnés rendez-vous, sur l’espace conférence du salon, mardi après-midi, pour faire le point sur une notion qui compte dans la filière de l’après-vente : la PIEC ou pièce de réemploi. Signe que le sujet n’est pas dénué d’intérêt : ledit espace de conférence faisait alors le plein…

Et si la pièce d’occasion compte autant dans un contexte où il est beaucoup question de la réparation connectée et/ou digitale, c’est notamment parce que la loi a fait d’elle un recours obligatoire pour les réparateurs et les carrossiers.

Globalement, si le texte semble un peu opaque, il faut cependant en retenir que désormais, le réparateur a pour obligation réglementaire de proposer aussi de la pièce de réemploi à ses clients et à l’afficher, de manière bien visible par les automobilistes, dans son atelier.

Si le recours à la PIEC ne convainc pas encore l’ensemble des garages, la filière, elle s’est beaucoup structurée ces dernières années afin d’offrir à l’ensemble des réparateurs un accès aux pièces cohérent, facile et transparent. C’est notamment ce que proposent Indra avec Précis ou bien Opisto qui s’oriente désormais vers une clientèle B to B avec son site www.opisto.pro.  Un travail de restructuration gigantesque de la filière de recyclage qui ne permet pas néanmoins d’assurer le gisement réel de ces pièces. Pour Patrick Poincelet, président du métier recyclage des véhicules hors d'usage du CNPA, les chiffres sont sans appel : « La PRE ne sera jamais un produit de substitution à la pièce neuve. Et pour cause : il y a 40 millions d’ordres de réparations par an en France et seulement 1,4 millions de véhicules démontés. Or, chaque VHU démonté génère une dizaine de pièces tout au plus. En d’autres termes, sur le marché, il y a moins d’une pièce de réemploi disponible par an, par véhicule ! ». Le marché semble encore avoir un peu de mal à faire des émules. Pourtant, d’après la FNA, les artisans sont bel et bien la cheville ouvrière du développement de la PIEC en France.