Tunisie et France main dans la main

Hier, Jacques Mauge, président de la Fiev, et Nabhen Bouchaala, président de Tunisian Automotive Association ont signé une convention de collaboration entre les deux associations. Retour, avec Jacques Mauge, sur cet événement.

Quel est le but de cette signature de coopération entre la FIEV et TAA ?

La Tunisie tient depuis longtemps une place particulière dans la chaîne automobile qui approvisionne la France et l’Europe. L’objectif de cette convention est de rapprocher nos deux associations afin de cerner des possibilités de développement de la filière en Tunisie dont, par exemple, les salons et les coopérations inter-entreprises.
Pour être très concret, nous avons, avec EQUIP AUTO, la possibilité de faire bénéficier la Tunisie de notre expertise sur le sujet des salons. Concernant les coopérations inter-entreprises, il y a un véritable intérêt à ce que les adhérents de la FIEV rencontrent ceux de TAA afin de développer des opportunités commerciales. Pour l’heure, il ne s’agit là que de discutions qui mèneront sans doute à des projets précis et pour ma part, j’ai en tête ces projets là !

Quelles incidences concrètes cette signature va t-elle avoir sur les acteurs de la filière, en France ?

Du côté des adhérents de la Fiev, cette signature avec TAA va leur permettre de trouver des possibilités de développement en Tunisie. Certains de nos adhérents y sont déjà présents et voient depuis longtemps l’intérêt d’être en Tunisie. Et c’est justement en suivant cette logique que nous pouvons entraîner d’autres acteurs à y développer leur activité.

Envisagez-vous d’autres coopérations de ce type avec d’autres pays ?

Au Maroc par exemple, qui présente un projet automobile très soutenu et très bien animé par le gouvernement, il y a des demandes de l’Amica afin que la FIEV aide à structurer la filière. Et cela peut aller jusqu’à l’homologation des véhicules par exemple. L’idée, en somme, est de faire bénéficier d’autres pays du savoir-faire français. D’autant que la filière automobile est très intégrée et qu’elle nécessite qu’il y ait une cohérence entre tous les acteurs pour qu’il n’y ait pas de déséquilibre. De fait, je viens de vous citer le Maroc, mais l’Iran, également, demande actuellement l’appui de la FIEV dans le but de développer localement une filière automobile cohérente.

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