Nexus Automotive : « les nouvelles mobilités seront au cœur de l’aftermarket »

Au-delà de sa deuxième phase de développement en Afrique, Nexus Automotive entend également profiter de sa présence sur le salon pour marquer le pas sur le futur de la filière. Interview visionnaire avec Gaël Escribe, CEO…

Pourquoi avoir décidé d’exposer sur Equip Auto 2019 ?

Nous sommes sur le salon cette année pour 3 raisons. D’abord parce que nous avons une présence en France de plus en plus importante puisque nous y représentons la 3ème force de l’aftermarket. Et il est évident qu’on ne peut pas avoir des ambitions en France sans être présent sur EQUIP AUTO. D’autre part, depuis la création de Nexus, nous nous développons beaucoup en Afrique, Or, nous entrons aujourd’hui dans une seconde phase de développement avec le développement du groupement IAMaga qui va permettre de consolider des distributeurs de taille moyenne en Afrique francophone. Nous allons également créer deux autres équivalents à IAMaga, en Afrique anglophone. Enfin, nous renforçons notre structure algérienne. Or, EQUIP AUTO nous permet aujourd’hui d’accueillir des nations qui vont bien au-delà de la francophonie et c’est pour nous très utile.

 

Avez-vous d’autres actualités sur le salon ?

D’ici la fin de cette année, nous atteindrons 5,5 milliards d’euros de CA…alors que nous existons depuis 5,5 ans. Cela nous permet clairement de nous engager dans de nouvelles voies, de créer et soutenir des startups comme nous l’avons fait avec MarketParts par exemple. Nous allons également officialiser, la semaine prochaine à Tel Aviv, la création d’un fonds, dont la capitalisation est de l’ordre de 30 à 50 millions d’euros, pour les nouvelles mobilités. C’est important pour nous d’être actifs sur ce terrain car nous pensons que d’ici une dizaine d’année, les nouvelles mobilités seront au cœur de l’aftermarket et nous ne voulons pas laisser cela aux mains des pure players tels que Google ou Microsoft.

 

Vous êtes très avant-gardiste sur le sujet de l’avenir de la filière de l’après-vente…

Pour nous différencier, nous n’avons d’autres choix que de lire l’avenir et d’y implémenter de l’innovation. Si notre métier consiste simplement à un échange entre fournisseur et vendeur, ça n’a pas d’intérêt. Je pense que notre métier va bien au-delà de ça. Nous sommes dans un système plus collaboratif qui doit nous permettre d’avancer ensemble. D’ailleurs, notre cheval de bataille aujourd’hui est de trouver des leviers pour que la filière soit plus attractive pour les talents et les jeunes. Aujourd’hui, elle connaît des bouleversements gigantesques qui la rend beaucoup plus séduisante. Nous allons donc déclencher, au niveau international, l’opération « Talents for IAM » pour faire connaître les forces et les atouts de cette industrie qui est la nôtre.