Interview de Philippe Baudin, président du salon : « EQUIP AUTO se doit d’être à l’avant-garde »

Elu président du salon EQUIP AUTO en avril dernier, Philippe BAUDIN entend bien faire de cette édition 2019 un nouveau succès. Et le dirigeant se montre optimiste grâce à l’élan engagé par son prédécesseur et aux dernières évolutions apportées au grand rendez-vous de l’après-vente automobile.

Comment abordez-vous cette nouvelle édition d’EQUIP AUTO ?

Une nouvelle dynamique a été instaurée en 2017, avec notamment le retour du salon au cœur de Paris. C’était une décision importante puisqu’il y avait depuis quelques années une forme de désamour à l’égard du salon. Aujourd’hui, nous voulons capitaliser sur la réussite de la précédente édition et nous appuyer sur les éléments qui constituent l’ADN d’EQUIP AUTO, à savoir le business, l’innovation et la convivialité. Je souhaite maintenir cet engagement afin que l’ensemble des visiteurs disposent d’un événement unique en France, au cœur des évolutions, pour se rencontrer, échanger, découvrir et passer un moment convivial entre professionnels.

Alors que le marché automobile fait face à d’importantes évolutions, le salon entend mettre en lumière cette année ces technologies de rupture…

Dans la lignée de la signature du salon, « Réparer aujourd’hui, Préparer demain », nous voulons effectivement faire d’EQUIP AUTO un observatoire à 360° des tendances du marché. Le salon se doit d’être à l’avant-garde et participer ainsi au développement de la filière après-vente, en présentant aux réparateurs l’ensemble des évolutions qui impactent leur façon de travailler aujourd’hui et demain. C’est pourquoi, avec le partenariat ou concours du comité d’orientation mis en place en 2017 qui réunit plusieurs organisations professionnelles (FIEV, FFC, CNPA, FEDA, FNA, SNCTA et SPP), trois axes forts ont été définis : la maintenance électronique, l’univers du pneumatique et le secteur de la maintenance et de la réparation des poids lourds.

Comment les visiteurs pourront s’informer sur ces différents sujets ?

Tous ces thèmes seront développés et mis en scène à l’occasion de démonstrations sur les stands des exposants et dans des espaces dédiés. Un riche programme de conférences et de tables-rondes mobilisera aussi experts et professionnels avec des prises de parole qui permettront aux acteurs de la filière de décrypter les enjeux du secteur, de la réduction des émissions polluantes à l’émergence du numérique dans les ateliers, en passant par les technologies d’automatisation de la conduite. Plusieurs parcours thématiques ont, en outre, été mis en place pour guider les visiteurs selon leurs centres d’intérêt. Là encore, l’objectif est d’apporter de la visibilité aux enjeux commerciaux de la filière et d’aider les visiteurs à identifier de nouvelles opportunités de business.

Dans un contexte de pénurie de main d’œuvre dans les ateliers, avez-vous le souhait de promouvoir les actions de formation proposées par la filière ?

Oui ce sera un axe de communication privilégié pendant le salon. Formation professionnelle et continue mais aussi formation initiale. De nombreux partenariats, conférences et opérations seront plus particulièrement mis en place pour valoriser et afficher l’attractivité de la filière. Un espace formation initiale et continue sur les technologies et les services mettra en lumière les nouvelles compétences requises face à l’évolution des métiers. Situé sur "le Pont des Expositions", cet espace a été imaginé avec le GNFA. Par ailleurs, les visiteurs pourront rencontrer les organismes de formation de la filière ainsi que les organisations professionnelles (AFORPA, AFPA, GARAC, CNPA, FEDA, FNA, SNCTA, SPP) dans le pavillon 2.2. La FIEV et la FFC seront quant à elles également présentes dans le pavillon 1.